Juge

Litiges entre voisins ou vol dans une épicerie ? Quelle que soit l'infraction, civile ou pénale, c’est le juge qui rend justice au nom de l'État. Aussi appelé « magistrat du siège », il est chargé du bon déroulement du procès et de dire le droit.

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Les missions

Quelle que soit sa spécialité, le juge a pour mission de rendre justice et de veiller au respect de la loi et de la réglementation. Le magistrat est un fonctionnaire du ministère de la Justice, un agent public du pouvoir en place. Impartial et indépendant, il ne peut être ni muté, ni révoqué. 

Au quotidien, il effectue une veille législative et juridique. Il examine également les dossiers qui lui sont présentés, mène des entretiens avec les parties impliquées et décide des dates d’audience. Lors du procès, il entend les arguments des avocats, les dépositions des témoins et des experts. Seul habilité à fixer des sanctions, des peines ou des dommages et intérêts, il prend le temps de mesurer les conséquences de ses décisions avant de rendre son verdict. Dans les affaires criminelles, c’est au juge d’instruction que l’on fait appel. En plus de ses tâches habituelles, il collabore avec les forces de police pour définir les grands axes de l’enquête et pour coordonner le travail de la police judiciaire. Il examine les preuves, mène des interrogatoires, rédige des mandats d’arrêt et de perquisition... Une fois ce travail effectué, il décide alors si les preuves réunies sont suffisantes pour que l’affaire passe au tribunal ou s’il s’agit d’un non-lieu. 

Le juge exerce un métier exigeant. Il peut se spécialiser dans différents domaines : juge d’instance ou de grande instance, juge aux affaires familiales, juge de l’application des peines, juge des enfants. Il jongle entre déplacements et travail de bureau et peut également être d’astreinte. Ses horaires de travail ne sont donc pas toujours réguliers. Il travaille dans un tribunal, une cour de justice ou un conseil de Prud’hommes. Il est au contact des avocats, des procureurs, des huissiers, des greffiers, des policiers et toute une panoplie d’experts... et bien sûr, des accusés et des victimes.

Fun fact

Saviez-vous qu’en Europe, du XIIIe au XVIIIe siècle, les animaux pouvaient être jugés et condamnés comme des êtres humains ? Si aujourd’hui c’est le propriétaire de l’animal qui endosse la responsabilité, au Moyen-Âge, ces procès d’animaux étaient pris très au sérieux ! 90 % des animaux conduits devant la justice à cette époque étaient des cochons. Ils déambulaient librement et occasionnent de nombreux accidents : dévastation de jardin, pillage de boutique, renversement de nouveaux-nés, qu’ils commençaient parfois à dévorer. Brrr! Ceci qui a valu en 1386 à une truie de Normandie, d’être condamnée à être d’abord traînée sur une claie dans les faubourgs de Falaise, puis pendue et brûlée.

Les compétences

Les compétences techniques

  • Médecine légale
  • Droit procédural
  • Superviser des procédures judiciaires
  • dep-Procédures judiciaires
  • Droit civil
  • Procédure judiciaire
  • dep-Droit public
  • Droit pénal
  • Méthodes d’investigation

Les compétences soft

  • Identification active des problèmes
  • Raisonnement logique
  • Évaluation

Les formations

Concours externe de l'École nationale de ma magistrature (EMM) accessible aux titulaires d'un Master 1 droit, pénal de préférence ou diplôme d'IEP, jusqu'à l'âge de 31 ans. Il est possible de préparer le concours au sein d'un IEJ universitaire (institut d'études judiciaires).

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