Les missions
Tiers impartial, il aide les parties à relancer le dialogue et à trouver une entente à l’amiable. Il peut intervenir dans de nombreux domaines : familial, commercial, pénal, civil.
Le médiateur de justice commence par examiner les dossiers qui lui sont confiés (pensions alimentaires, garde des enfants, litiges commerciaux, conflits de voisinage, etc.). Dans un cadre bien défini, il offre aux parties impliquées un espace confidentiel pour régler leurs différends. Dès le début, il établit les règles que chacun devra respecter (qui peut prendre la parole à quel moment, sur quel ton, etc.) et liste les points de désaccords entre les parties. Il reste toujours neutre, fait preuve d’une grande capacité d’écoute et amène les participants à confronter leurs points de vue, les aidant ainsi à trouver eux-mêmes des solutions. Si la médiation porte ses fruits, les parties peuvent aboutir à un accord qui sera homologué par le juge pour lui donner force exécutoire. Le médiateur prend donc soin de vérifier et d’expliquer ses implications financières, juridiques, fiscales et personnelles. Cependant, une médiation ne se termine pas toujours par un accord : personne n’est obligé de trouver un terrain d’entente ou une solution à l’amiable. Dans ce cas, les parties reviennent en quelque sorte au point de départ : elles peuvent donc saisir un juge (médiation conventionnelle) ou reprendre l’instance (médiation judiciaire).
Le médiateur de justice peut être confronté à des situations difficiles, notamment dans des affaires familiales. Il peut également être d’astreinte et ses horaires de travail ne sont donc pas toujours réguliers. Inscrit sur les listes des médiateurs officiels, il travaille en indépendant ou pour une association. Au contact des personnes qu’il accompagne, il côtoie juges et avocats, et collabore avec d’autres médiateurs dans le cadre d’une co-médiation.